dimanche 13 mai 2007

Les poumons cadenassés

La colonne vertébrale décousue, affalée sur le divan des habitudes, ça parle des pas-de-côté éléctoraux, de compromissions d’un jour et le reste de l’année ça s’agrafe aux habitudes, plus de poissons dans 50 ans, des réfugiés climatiques par millions et ça continue la soupe aux verbes du soir, avec des talons aiguilles de beau gosse parfumé, surparfumé, mais je n’entends pas ce que tu dis, ça ressemble trop à ce que j’entends partout ailleurs, chacune de tes phrases perdue dans un quelconque brouhaha personnel. Tu ne dis rien, parole invisible dans la cohue de la majorité silencieuse. Vas voter, mais de grâce tais-toi, cela fait trop longtemps, depuis toujours que tu t’es fait voler la singularité de ton discours… comme pour suggérer qu’il existerait un a priori de l’aliénation.